Melle Magrat

samedi 21 avril 2007

C'est pas le moment.

Je reste dubitative quant au sens à donner à "faire des efforts pour aller vers les gens".

Si cela signifie communiquer avec eux sans cesse, faire des efforts dans leurs sens pour qu'ils repondent toujours par mono-syllabes, ou mieux, pas du tout, alors je pense avoir fait tous les efforts nécessaires pour aller vers les gens.

Maintenant, si cela signifie s'abaisser à ramper vers eux pour obtenir une once de leur attention et de leur considération...merci j'ai déjà donné.

Malgré tous mes efforts, les gens ne m'ont pas donné de seconde chance.

Aussi resteront-ils un infime regret dans les probabilités de mes relations amicales et une cordiale indifférence si nous sommes amenés à nous croiser.

Comme on dit par chez moi, la poutre, l'oeil, la paille.

mercredi 18 avril 2007

Sadness

Je ne vais pas bien.

Si tout s'est arrangé avec Coloc' (comme quoi il faut quand même parler), je ne vais pas bien.

La bulle de stress éclate et dévaste tout sur son passage, mes 10h de travail par jour me rendent vides, et les crises de fibro se multiplient et m'empechent de dormir. Deux heures de semi-sommeil en pointillés plus tard, les médocs ne sont pas effet, mes yeux sont des cratères, je suis hypersensible et n'arrive pas à arrêter de pleurer.

Je pense à tout ce qui me faudra faire, après les examens, à maintenant un an et demi sans de *vraies* vacances (farniente soleil farniente ballades), à comment trouver un appart sur Paris, et la caution, et les assedics, et retrouver un boulot, et le déménagement, et mon épuisement moral.

Et Il est loin, et je suis seule.

mardi 17 avril 2007

Mardi midi.

Si vous voulez connaitre mon avis sur la religion, la laïcité et les signes "ostentatoires", il faut aller lire .

Je sais je sais, je réfléchis beaucoup en ce moment, du sort de la planète, en passant par la religion. Ce doit être les révisions, ou je sais pas, peut-être un gros ras-le-bol de voir que les gens se contentent de vivre sans réfléchir à rien d'un tant soit peu métaphysique ou du moins, qui sort de leurs considérations matérielles. Ce sont ces gens là qui vont aller voter, c'est assez ironique.

Je suis une saleté de jeune idéaliste.

lundi 16 avril 2007

Cardiaque.

Quelqu'un de cardiaque, c'est quelqu'un qui est malade du coeur, là. Tout mou comme elle dit dans la chanson.

Je suis cardiaque. A ceci près qu'un électrocardiogramme ne servirait à rien dans mon cas, je sais précisement ce que j'ai.

J'aime.

J'aime trop, trop fort. Même quand mes amours sont heureux, j'ai le coeur qui lâche, qui se balade dans ma poitrine, j'ai le coeur qui rit, le coeur qui pleure, le coeur qui fait n'importe quoi. Qui bat surtout, très fort, qui s'inquiète, qui éclate en milliers de sanglots, qui gonfle gonfle gonfle jusqu'à exploser.

Chaque absence de l'être aimé me rend malade, je suis irascible, maladroite et je rêve de vivre en pyjama sans voir le reste du monde jusqu'à ce qu'Il revienne.

On a beau m'avoir brisé le coeur plus souvent qu'à mon tour, en amour, je ne retiens pas de leçons, en amour, je donne toujours autant, je ne pense pas être capable de "faire attention" à mon coeur, je l'offre en pâture, priant pour qu'on ne le piétine pas, mais je ne le retiens pas, surtout pas, "faire attention", et puis quoi !? Ce n'est pas vivre ça.

Chéri est parti depuis 4 jours, il revient dans 5, je ne fais que compter les heures.

En attendant, j'ai des palpitations et je suis cardiaque.

samedi 14 avril 2007

Where is the spring ?

On m'a dit que mon thème piquait les yeux, alors je change, c'est vrai que le blanc, ça fait plus frais, plus printanier, tout ça (je ne reviendrais pas sur le fait qu'il pleuve depuis trois jours à Toulouse, ça m'énerve assez comme ça...)

Je ne suis pas encore fixée sur la couleur de background, trop de blanc tue le blanc, non ? et il ne faut pas laisser de commentaire car dans ce cas cette p** de *** de ** de sidebar se fait la malle sur la droite et ça m'éneeeerrrvvveee ! Si une âme charitable (complètement au hasard, Mnémo ou xoofoo, héhé) pouvait m'aider à régler le problème, je retournerais plus vite à mon latin, et j'aurais ma L2 et je serais très contente.

Ou alors ça reste comme ça et basta !

vendredi 13 avril 2007

Impuissance ?

Je comptais vous faire part de la malediction qui pèse sur mes épaules en ce moment (la chanteuse Lesliebeurk me poursuit dans tous les lieux où je me rends et il suffit que j'allume la radio ou la télé pour que sa chanson passe, trop sympa...) ou de ma fascination pour les coiffeuses mais je me dis que, quand même, c'est un poil futile.

Aussi je veux juste faire suivre un lien, celui-ci, il faut cliquer là et lire.

En temps normal, je ne suis pas une alarmiste. J'ai toujours eu conscience de la fragilité de notre planète, surement à cause de mon goût prononcé pour les livres de science-fiction où les scénarios catastrophes rivalisent de perversité pour me faire froid dans le dos, et j'ai toujours accompli les gestes élémentaires de base, à savoir une douche plutôt qu'un bain, fermer le robinet quand je me lave ou quand je me brosse les dents, préchauffer l'eau de mes casseroles à la bouilloire, utiliser le minimum vital d'eau de Javel, bannir les aerosols mauvais pour la couche d'ozone, bannir les produits toxiques en général, être une adepte du tri selectif et du recyclage, ne manger que des fruits et légumes de saison, c'est-à-dire bannir les tomates/melon/haricots verts/abricots/ ect de mon alimentation 6 mois de l'année, privilégier les transports en commun et mes pieds et j'en passe mais je ne suis pas non plus une écolo acharnée, tout simplement parce que je n'ai pas les moyens pour l'instant de me faire construire une maison écolo et aussi que je déteste l'appellation "bio", appellation qui veut tout et ne rien dire si ce n'est qu'en fait ce sont des produits naturels dont on n'aurait jamais dû perdre l'habitude et que c'est une honte de faire payer aussi cher des choses que la nature se charge de faire pousser depuis des milliards d'années.

Ce qui m'effraie le plus sont bien sûr toutes les conséquences désastreuses du réchauffement climatiques mais surtout l'échance à si court terme - 90 ans, une centaine d'année, un tout petit siècle - qui me fait réaliser que si on ne fait rien maintenant, de façon urgente, dans 50 ans nous devrons stocker le peu d'eau potable restant dans des citernes pour la séparer de l'eau polluée qui pourrait la contaminer irrévocablement.

Malheureusement, à moins d'un consortium international plus efficace que Kyoto - c'est-à-dire, plus de moyens, plus d'action et pas que des mots sur un bout de papier et des actes ridiculement petits par rapport à la grandeur de la Terre - à mon échelle je ne peux pas grand chose.

L'indifférence et la non-conscience de plus de 5,5 milliards de personnes du fait que prendre leur voiture pour faire 500 mètres est égale à la disparition d'une des espèces de la faune ou de la flore est ce qui m'énerve le plus, mais comment se battre contre la négligence ?

samedi 7 avril 2007

Souvenirs.

Je pense à eux qui ont disparu de ma vie.

Qui sont-ils désormais ?

J'ai pardonné, avec le recul. Ils m'ont tellement deçu mais c'est ainsi qu'on apprend la vie. Aussi je pardonne.

Discuter d'eux m'a fait prendre conscience à quel point ils avaient encore leur place dans mon coeur quelque part, ne serait-ce que pour ce mois de juillet passé au téléphone avec la Normandie, ne serait-ce que pour cette soirée au bar où le rideau de fer m'est tombé sur la tête, ne serait-ce que pour cet après-midi où elle m'avait fait son fameux fondant au chocolat rien que pour moi...

Je ne chercherais pas à reprendre contact, la vie passe, tranquille et sans trop de remous, exactement ce à quoi j'aspire depuis des années...mais la porte est ouverte, si jamais...

J'espère juste qu'ils sont heureux, et si ce n'est pas le cas je le leur souhaite, de tout mon coeur...

mardi 3 avril 2007

Indignes.

J'ai des parents indignes. Présentement je n'ai pas eu ma mère au téléphone depuis une semaine et demi. Ce qui m'irait, voyez-vous, si je vivais au fin fond du Koweit ou autre pays hautement exotique qui fait que les communications téléphoniques coutent la peau du derrière mais je ne suis qu'à 800 bornes et elle a le téléphone illimité. Je ne vous parle pas de mon père qui considère que le téléphone est une engence de Satan et qui préfère prendre la voiture et faire 10 bornes pour inviter les gens à dîner chez eux plutôt que de décrocher ce foutu combiné. Et là, je ne parle que de téléphoner, ma mère est infoutue de trouver "espace" sur son téléphone et ses sms ressemblent donc à des télégrammes : "salut.ou.es.tu.?". Comme elle est l'auteur de mes jours, je lui épargne la réponse classique et aussi un peu parce qu'elle ne sait pas ce que veut dire DTC et je me sens pas de lui expliquer.

Tout ça pour dire que je n'ai pas de nouvelles, bonnes nouvelles me direz-vous mais non, car j'ai une famille de psychopathes qui seraient du genre à m'annoncer des trucs du genre : "tiens au fait ta cousine a accouché, il y a trois mois." Il vaut donc mieux prendre des informations régulièrement si on ne veut pas se retrouver Tante du jour au lendemain "on t'a pas dit que la copine de ton frère était enceinte ?".

Vous me direz "eh bien appelle-les toi" et je vous répondrais que 1) je suis en révisions eh oui, d'ailleurs je suis à la bourre présentement et donc c'est à eux d'appeler pour savoir si je ne suis pas morte dévorée par des bergers-allemands et 2) je l'ai fait et figurez-vous qu'à 10h le matin, alors que ce sont les vacances et que mon père est retraité, il n'y a personne à la maison (ou alors il se terre sous la table en hurlant "vade retro satanas" quand le téléphone sonne mais jai un doute).

J'ai donc laissé un message plein de haine et de reproches, leur ai récité toute la litanie de mes malheurs, les accusant d'être des parents indignes et que je n'ai pas encore 21 ans, la majorité absolue, qu'ils sont encore responsables de moi pénalement et que je vais donc aller mettre le feu à une voiture : "ouais c'est B., rappelez moi, vers 20h, s'il vous plait."


PS : Je vais tenter un habillage de printemps de ce blog, pour aller avec ma nouvelle humeur pleine de soleil, de fleurs et de trucs kawaïïï.

samedi 10 mars 2007

Et que tout s'arrête.

Douleur.

Un fantôme un peu con m'enfonce un poignard virtuel dans l'épaule. Tiens, une crise, ça faisait longtemps.

Rage. Frustration. Souffrance. Peur. Tous ces sentiments se mélangent dans la tête et j'étouffe et mes cris et mes larmes.

Myolastan, Ixprim, Rivotril, cette putain de merde me gache ma soirée et je suis une putain de junkie.

Je perds pied. Je dis "je ne sais pas quoi faire, je ne sais plus quoi faire", les massages ne me soulagent que sur l'instant et si Chéri décolle ses doigts de ma peau, il me condamne à une souffrance immédiate.

Le somnifère fait effet, je sombre.

Et demain ?

Tout recommence.

mercredi 28 février 2007

D4F61.

Je suis en interligne 1 et déjà à 4 pages. Il me reste la moitié d'une question et tout une autre entière, et je suis limitée à 8 pages en interlignes 1,5.

Dire que ce devoir me fait souffrir est peu dire, une connaissance m'a conseillé de tenter une carrière universitaire en faisant un Master ensuite, elle trouve que ça m'irait bien, je la suis dans son raisonnement mais si les séminaires et le mémoire sont aussi éprouvants que ce devoir - et je ne suis qu'en deuxième année - je ne pense décidement pas y arriver. Ou alors il faudrait me greffer au choix, un deuxième cerveau, un don d'ubiquité ou plus simplement que les journées fassent 72h.

D'autant que mes journées se raccourcissent monstrueusement, le Rivotril me faisant dormir jusqu'en fin de matinée, je sens que la reprise du travail demain va être difficile.

J'aimerais tant parler à quelqu'un qui peut comprendre ce que je ressens vis-à-vis de mes études, mais Chéri trouve que c'est beaucoup trop compliqué pour lui -ses études sont loin il faut dire- et j'ai bien peur d'ennuyer les autres gens avec ça, de toute façon ils ne comprendraient pas, non pas qu'ils ne pourraient pas, mais ce n'est pas leur domaine, il faudrait qu'ils soient dedans comme moi en ce moment et sauf pour une poignée de personne éparpillée dans le monde, ce n'est pas le cas....

Je cherche désespérement quelqu'un à qui dire "au secours on va tous mourir" en parlant de ce devoir, on sait que les suivants seront moins durs, et je m'investis énormément, j'ai peur d'être déçue par la note, encore, je cherche quelqu'un à qui dire "c'est la première fois que je rendrais le nombre pile-poil de pages, ou plus, tu crois qu'on peut demander plus à la prof, ce n'est pas possible sinon..." en riant nerveusement, parce qu'effectivement d'habitude, je rends moins, c'est ainsi et du coup je trouve que c'est un peu ironique, a kind of joke, le fait que cette fois...Je me répète.

Pour la première fois de ma vie, j'aimerais avoir des camarades de classe.

La vie est définitivement délicieusement ironique.













Merci à toi, bien que tu sois si loin, d'avoir pris du temps pour moi.

mardi 27 février 2007

Entre déchus.

[Je prie les dieux, moi qui ne crois plus personne
Je prie les dieux pourtant de croire en cet homme
Pour cet ange blessé
Je prie le ciel
De lui rendre ses ailes
]

Il dit :
mes ailes sont brulées
Magrat dit :
je sais où trouver des plumes
Il dit :
moi je vois pas
Il dit :
pas encore
Magrat dit :
ça viendra
Magrat dit :
je te montrerais le shop.

lundi 26 février 2007

Là.



Zaziz - J'étais là.

dimanche 25 février 2007

2eme jour d'Effexor

J'ai voulu faire ma maline hier soir, en m'endormant dans les bras de Chéri sans prendre mon Rivotril.

Quatre heures du matin, je rend les armes et fait tomber deux petites gouttes du précieux liquide dans un verre d'eau, histoire d'avoir quelques neurones en ce dimanche que j'ai décidé studieux.

5 heures plus tard, Chéri se et me réveille, et après un "Bonjour" dès plus tendre, me dit "Tu as la tête de quelqu'un qui n'a pas dormi."

...

Ou trop peu.

samedi 24 février 2007

1er Jour d'Effexor.

Et en voulant faire une blague nulle, je me suis retrouvée sur Wikipédia, à l'article "renne", non, pas la ville, le caribou, oui.

Pour l'instant tout va bien.

Des coeurs à mon cou

Fibromyalgie.

Un vrai mot, d'une vraie maladie.

Dans ma tête, la pensée que je suis folle, folle à lier d'être depuis trois semaines dépendante de ce lit, de ces antalgiques, de ces anti-inflammatoires sans effet, s'apaise. Une vraie maladie, qui ne se soigne pas, qui se soulage aux antidepresseurs, dont les études sont balbulbiantes. Mais une vraie maladie.

J'échange mon robot de cuisine contre un massage, je vends mon âme pour une séance de mesothérapie...